Mise à jour le 20 Jan 2026
Publié le 13 janvier 2022 – Mis à jour le 20 janvier 2026
Docteure en Sciences de l'éducation et de la formation ;
chercheure associée ;
équithérapeute indépendante ;
membre de l'Axe 3 Politique des arts et de la culture en éducation et en formation
sous la direction de Gilles Boudinet
La thèse porte sur les retombées d’un dispositif de médiation éducative et thérapeutique avec le cheval auprès de personnes atteintes du trouble du spectre de l’autisme. La démarche d’ordre clinique pose, comme hypothèse principale, que la présence de l’animal, pour la personne concernée, induit une relation sensible qui retrouve le paradigme d’une expérience esthétique, au sens de Jean-Marie Schaeffer (Schaeffer, 2015) et John Dewey (Dewey, 2010). Une telle expérience favorise une prise en compte de l’altérité où s’engagent une intentionnalité et un nouveau rapport au temps, à l’espace, aux autres et à soi-même. Le corpus des observations de ces transformations chez des personnes diagnostiquées avec autisme a été réalisé par un journal de terrain, des prises de vue vidéographiques et photographiques et des entretiens semi-directifs auprès de divers acteurs alors impliqués (parents, éducateurs, remplaçante, accompagnateur.). L'analyse des données a conduit à proposer des éléments d'interprétation des processus observés en termes d'expérience esthétique actualisée par la rencontre sensible avec l'animal et se soldant par l'émergence de nouveaux positionnements chez les personnes concernés. Les perspectives ouvertes sont la pertinence d’introduire de l’expérience esthétique dans la relation d’accompagnement avec des personnes autistiques. L’ouverture de ce questionnement pour d’autres profils de personnes avec ou sans vulnérabilités diagnostiquées. La considération de la rencontre avec l’animal comme vectrice de connaissances sur la manière de permettre l’émergence d’une expérience esthétique au sein d’une relation.